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Reprise de la Newsletter n°5 Juillet 2022

Édito : En ce début d’été, vous allez pouvoir découvrir ce nouveau numéro de notre newsletter :

le départ en septembre de Jean-Pierre Wagner et les nominations dans notre paroisse,

l’abc des vacances de Piotr K. Wilk,

le texte des évêques réunis à Lyon,

la Méditation de Mgr Jean-Marc Aveline,

toutes les activités proposées par la pastorale de l’été avec l’exposition sur les miracles eucharistiques présentes dans nos 4 églises

le temps fort pour les jeunes de 8 à 17 ans

et enfin les photos de la profession de foi et de la 1ère communion.

Bonne lecture.

Départ du Père Jean-Pierre WAGNER, arrivée du Père Piotr WILK et de ses adjoints : le Père Gilbert NZENZEMON et le Père Clément AYEMENE, mais sur un très vaste territoire.

J’ai passé le cap des 75 ans en ce début d’année. Conformément à l’usage et au Droit, j’ai donc demandé à être déchargé de ma charge curiale. Le site du Diocèse ayant publié les nouvelles nominations, j’ai plaisir à vous les communiquer.

Merci au Père Piotr Wilk de prendre le relais, son dynamisme et son talent seront bien utiles, nous avons déjà pris un temps de travail et une rencontre a eu lieu avec l’équipe pastorale. Bienvenue également aux deux autres prêtes nommés : le P.NZENZEMON (que beaucoup reconnaîtront) et le P.AYEMENE, nous les porterons tous trois dans notre prière et nous leur adressons nos vœux les meilleurs.

Pour ma part, le temps de la retraite est arrivé. En deux fois j’aurai passé 15 ans à Gérardmer, mes deux passages encadrent donc mon ministère actif : 10 ans à Gérardmer, puis, bien après, 5 ans sur l’ensemble de la Paroisse. Le temps des adieux et des remerciements n’est pas encore arrivé, mais je voulais signaler ce fait, signe de mon attachement qui demeurera. Comme beaucoup le savent, je me réinstalle à Saint-Dié où je serai disponible pour rendre des services selon les demandes du Père Arnaud Meyer que je retrouverai avec plaisir. En outre, je reprendrai aussi le chemin de Strasbourg puisque, étant toujours Professeur émérite des Universités, je serai plus libre d’honorer les charges encore liées à ce titre.
Père Jean-Pierre Wagner


Détail des nominations selon le site du Diocèse :


M. l’abbé Piotr WILK, curé modérateur des paroisses Saint-Amé-des-Trois-Vallées, Bienheureux –Frédéric-Ozanam (Le Thillot)  et Saint-Etienne-des-Rupts ( Rupt sur Moselle ) est nommé en outre curé modérateur des paroisses Saint-Gérard-de-la-Vallée des Lacs ( Gérardmer ) et du Ban-de-Vagney.

 

 

 

M. l’abbé Gilbert NZENZEMON est nommé curé in solidum des paroisses Saint-Gérard-de la Vallée des Lacs (Gérardmer), Saint- Laurent (La Bresse) Notre-Dame des Gouttes (Cornimont), Sainte -Croix du Haut du Roc (Saulxures-sur-Moselotte), le Ban de Vagney, Saint-Amé-des-Trois Vallées, Saint-Etienne-des-Rupts ( Rupt sur Moselle ) et Bienheureux Frédéric-Ozanam ( Le Thillot).

 

 

M. l’abbé Clément AYEMENE est nommé  curé in solidum des paroisses Saint-Gérard-de la Vallée des Lacs ( Gérardmer), Saint-Laurent ( La Bresse) , Notre-Dame –des-Gouttes ( Cornimont ), Sainte-Croix du Haut du Roc ( Saulxures-sur-Moselotte), le Ban de Vagney, Saint-Amé-des Trois Vallées, Saint-Etienne des Rupts ( Rupt-sur-Moselle ) et Bienheureux Frédéric - Ozanam ( Le Thillot).

 

ABC de vacances. Père Piotr K. WILK

« Le bonheur consiste à vivre chaque jour comme si c’était le premier jour de votre lune de miel et le dernier jour de vos vacances » L. Tolstoï

Enfin les vacances ! On aura plus de temps ! On ira à la mer, à la montagne, très loin ou tout près. On pourra rattraper les rencontres manquées avec les amis, la famille ou avec la culture, la nature, bref toutes les choses qu’on avait envie de faire, mais remises à plus tard, faute de temps, de possibilités.  Enfin on pourra dormir et se reposer ! Le bonheur ! vive les vacances !
Sans formuler si brusquement les choses, on se laisse gagner par un farniente général, par la chaleur insistante, et par les nombreuses sollicitations de ce monde. Pendant les vacances, on est « moins » chrétien ; parfois, on ne l’est pas du tout. On s’autorise un temps d’exception : une fête sans Dieu, des dimanches sans messe, une « terre brûlée sans Dieu », en flirtant avec les démons. Bref, tout est inversé : on a mis Dieu en vacances !
Alors comment se revitaliser pendant les vacances?
Quand nous prenons nos vacances ça devient un privilège et un moment idéal pour recharger nos batteries spirituelles et émotionnelles, enfin pour donner du repos à notre être tout entier.  Il faut chercher un lieu où on peut faire l’expérience de soi-même, démarche individuelle ou dans le cadre d’un groupe, car chacun a besoin de ce temps de ressourcement personnel, avec sa famille et ses amis, et avec son Dieu.
Charles de Leusse disait : « L’amour, ce sont les vacances que Dieu a donné aux sens » car elles risquent d’être un « monstre d’égoïsme » camouflé en détente. Notre météo  ça va être la charité, attention et dispositions que nous portons aux autres !
En préparant nos valises, posons-nous la question : «Dieu s’y trouve-t-il ? » Le plus facile, c’est de prendre une petite Bible, ou un livre sur la vie d’un saint, ou sur la théologie. N’oublions pas non plus ces signes qui aident à franchir l’invisible : le chapelet ; une petite icône ; une croix. Tout se transporte.
Le voyage et la route peuvent être aussi une aventure dans la foi, en priant même dans la voiture, en entrant dans les églises de campagne et les cathédrales des villes et tout simplement en contemplant  les paysages, les champs et l’architecture. Sans contact avec la beauté, on s’aigrit vite. Beauté de la nature ; beauté dans l’art ; beauté inépuisable des êtres humains. Faire l’expérience de la splendeur de ces rayons de Dieu.
Les vacances sont comme un long dimanche, un synonyme de repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets, par exemple ne pas manquer la messe ! Trop de raisons pour  « ne pas avoir eu le temps » ce dimanche : les horaires de train, d’avion, les balades en montagne ou sur la voie verte, les pays sans églises… Prétextes !
Pourquoi  ne pas témoigner en vacances ?, et « rester » chrétien visible par la joie et le service.  En vacances, on aime se faire servir. N’est-ce pas ?
La joie est le fruit précieux de vacances « réussies » selon Dieu qui donne sa grâce, dans la vérité et la gratuité du don de soi. Au retour, mieux que les fières photos de nos exploits touristiques, nous livrerons le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir pris Dieu en vacances avec nous.
Encore un  petit conseil : Accordez la priorité à la prière. Quand nous laissons notre vie jaillir d’une relation vivante et vibrante avec Dieu, même nos vacances peuvent servir à atteindre de nouveaux sommets spirituels.
Donc il faut prier pour un vrai repos. C’est permettre à notre intelligence, à notre corps et à notre esprit d’être vivifiés et fortifiés à nouveau après tant de tâches difficiles et charges stressantes. Dieu connaît notre cœur, et l’Esprit nous enseignera comment prier.
Pourquoi ne pas saisir l’occasion de vivre une expérience nouvelle : nous joindre aux sorties spirituelles de la paroisse, participer aux sessions de Paray le Monial ou une autre retraite, animation spirituelle, partir en pèlerinage à Lourdes, à Lisieux où à Rome. Sachez que « en vacances, en camping, qui ne tente rien n’a rien » Gaëtan Faucer
Alors à la fin de nos vacances lorsque nous passerons la douane de l’été et que l’on nous demandera « Qu’avez-vous à déclarer ? », nous pourrons affirmer avec conviction : « La joie, la paix et une vie renouvelée en Jésus ».  Et pourquoi ne pas en faire une habitude ?
Bonnes vacances ! Alléluia !
Père Piotr K. WILK

Ps. N’oubliez pas de nous envoyer une carte de vos vacances !

En plus :
Tu es le Seigneur des vacances
Tu es le Seigneur des vacances, pas seulement des vacances scolaires ou des congés payés !
Non ! Le Seigneur de la vacance, du vide. Nous, nous aimons les vacances pour faire le plein d'énergie, de santé et de bonne humeur. Nous disons que la vie quotidienne nous épuise, nous vide.

En fait, notre cœur n'est pas souvent vacant pour être à ton écoute. Le travail, les soucis, les détresses y sont des locataires encombrants que nous ne pouvons ou ne voulons pas chasser.

Pour emménager dans notre cœur, tu voudrais bien, Seigneur, qu'il y ait un peu de place, un peu de vide.
Si nous te faisons un peu de place, c'est dans un recoin d'une vie encombrée.

Toi, Seigneur, qui attends la moindre vacance pour t'installer dans le cœur des hommes, aide-nous à entrer en vacance, Sois le Seigneur de l'éternel été,
Donne-nous la plénitude de la tendresse, la liberté de ceux qui courent annoncer à tous vents que tu es venu habiter chez eux, leur apportant la joie.                                      

(Auteur inconnu)

Document d’accompagnement de la collecte des synthèses synodales. «  A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » ( Jn 13,35).
Nous, les évêques de France, rendons grâce pour la joie et l’élan suscités par la phase diocésaine de l’itinéraire synodal voulu par le Pape François. Nous remercions celles et ceux qui y ont participé.
Avec l’aide des invités de nos diocèses, réunis à Lyon, nous accueillons avec gratitude la collecte nationale qui s’en fait l’écho et nous cherchons à discerner l’œuvre de l’Esprit-Saint. Nous n’ignorons pas les manques, les combats, les blessures qui se révèlent dans le chemin synodal et nous sommes conscients que le processus synodal n’a pas atteint tout le peuple de Dieu dans sa diversité, en particulier les jeunes générations.
En tout cela, nous voulons dire notre confiance en la miséricorde de Dieu et notre espérance pour la fécondité de ce travail.
Perspectives
Nous entendons les attentes fortes qui se sont exprimées. Elles nous indiquent des axes de travail prioritaires :
• Mieux articuler la dimension humaine de l’Église, très présente dans la collecte, avec sa nature sa-cramentelle.
• Se saisir de ce que la collecte nous dit de la souffrance et des attentes des femmes dans l’Église alors qu’elles sont nombreuses dans les instances ecclésiales.
• Écouter l’inquiétude exprimée pour les prêtres et les conditions d’exercice de leur ministère.
• Comprendre l’apparent décalage entre ce qu’est le ministère des prêtres et ce qui est attendu concrè-tement d’eux.
• Mieux identifier les raisons pour lesquelles la liturgie demeure un lieu de tensions récurrentes et con-tradictoires.

Espérances
L’itinéraire synodal évoque et suscite de multiples espérances :
• Qu’un grand nombre puisse faire l’expérience de l’écoute de la Parole de Dieu comme créatrice de «  fraternités » dans le Christ pour un nouvel élan missionnaire.
• Que la synodalité devienne le style ordinaire de la vie de l’Église.
• Que nos communautés apprennent à marcher au pas des plus petits et des plus pauvres et que leur participation devienne le sceau de la fraternité.
• Que la diversité ou la complémentarité des missions, des charismes et des dons dans l’Église soit plu-tôt source de joie que de concurrence.
• Que soit mieux reconnue et vécue la complémentarité des états de vie : les ministres ordonnés, les personnes mariées, les veuves et les veufs, les célibataires et les consacrés.

Absences
A ce stade, nous sommes conscients de l’absence de certains sujets : l’un des trois termes centraux du synode, la mission, est peu présent. La vocation de l’Église est missionnaire, tout entière tournée vers l’annonce de la Bonne Nouvelle. Elle est l’Église du Christ Sauveur et Seigneur qui nous appelle, nous unit et nous envoie dans le monde.
Nous avons à entendre d’autres appels, moins exprimés ou rapportés, cependant urgents, où les chrétiens ont un témoignage à donner : les grands enjeux de la société, les divers modèles anthropologiques proposés, l’écologie intégrale, la solidarité internationale.
Nous avons aussi à nous demander pourquoi certaines richesses spirituelles chrétiennes sont soit ignorées soit dévalorisées, par exemple, l’eucharistie en tant que sacrifice de Jésus, les sacrements, la vie consacrée, le célibat des prêtres, le diaconat.
Nous constatons également que la famille comme lieu d’apprentissage de la fraternité n’est pas évoquée.
Apprentissages
Le beau travail de connaissance mutuelle de mouvements et d’associations de fidèles, qui ont appris à s’estimer comme disciples du Christ, nous encourage.
Nous percevons un signe d’espérance dans la capacité du peuple de Dieu à entrer en dialogue et sans complaisance sur des sujets difficiles.
Nous avons à préciser ce que doivent être pour nos Églises particulières les ministères de laïcs – ministères reconnus et ministères institués.
Nous avons appris que l’un des défis de la synodalité est de faire se rencontrer des réalités ecclésiales qui se croisent peu. Le dialogue entre générations, entre personnes d’états de vie différents, entre sensibilités, ne va pas de soi mais il est possible avec de l’engagement, de la volonté et du temps.
Sur le chemin synodal, le peuple de Dieu se met à l’écoute de l’Esprit-Saint, échange, place la Parole de Dieu au centre, et en reçoit de la joie, il apprend à passer du seul souci de la recherche de résultats, à une expérience réellement fraternelle, féconde et joyeuse.
                                                                       
Les désirs, les rêves, les regrets, les reproches que nous avons entendus sont nourris de la volonté d’être une Eglise plus fidèle à son Seigneur et servant mieux les femmes et les hommes auxquels elle est envoyée. Nous désirons poursuivre ce chemin de conversion communautaire et personnelle.
Une telle expérience dissipe les peurs qui éloignent des autres et freinent le travail d’écoute et de prise en compte des paroles et des vies. Elle est source de joie : des chemins se sont ouverts en nos cœurs ( cf.Ps 83,6).
      Les Évêques de France
à l’écoute de l’Assemblée réunie à Lyon, le 15 juin 2022.

 

Méditation de Mgr Jean-Marc Aveline, Archevêque Métropolitain de Marseille

(qui sera « créé » cardinal par le Pape François en Août)

prononcée le 14 mai 2022, lors de la veillée de prière pour la canonisation de Charles de Foucauld.


« Regardons les saints mais ne nous attardons pas sur eux. Profitons de leurs exemples mais sans nous y arrêter longtemps. Ne cherchons pas à les imiter eux mais, avec eux, à imiter le Christ, qui est le modèle unique », écrivait Charles de Foucauld. Suivons donc son conseil. Et cherchons comment Charles nous aide à contempler Jésus-Christ et de quelle façon il nous encourage à l’imiter.
Je choisis de le faire en reprenant trois lieux bibliques qui ont fait vibrer le cœur de Charles et nous aident à contempler le cœur du Christ, ce Sacré-Cœur qui a tant aimé le monde.
Le premier lieu, c’est Nazareth.
De Nazareth, pourtant, «  que peut-il sortir de bon ? », avait demandé Nathanaël au début de l’évangile de Jean (Jn1,46). Mais Charles a immédiatement compris que, pour la foi chrétienne, la vie cachée de Jésus à Nazareth, pendant trente ans, était aussi le lieu de notre propre salut. Charles a compris que ces trente années de vie de Jésus à Nazareth faisaient  autant partie de l’œuvre du salut que les trois ans de ministère public, jusqu’aux trois jours du mystère pascal. A quelqu’un qui l’interrogeait sur la façon d’obtenir la vie éternelle, Jésus avait répondu «  Lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place » (Lc14,10). Et ce conseil, Jésus Lui-même l’avait vécu en habitant humblement à Nazareth, cette ville de mauvaise réputation, et en partageant la condition humaine la plus ordinaire, en toutes choses excepté le péché. Suivre le Christ, c’est s’approcher de la dernière place, en toutes choses, car c’est là qu’on est le plus proche de Lui. Il y a là un appel pour notre Église aujourd’hui. C’est en passant par la porte du service des pauvres qu’on a le plus de chance de trouver le chemin de la suite du Christ. Les jeunes, aujourd’hui, le savent bien ! Et je ne cesse de les y encourager
Le deuxième lieu, c’est Béthanie.
Quand il s’installe comme domestique chez les Clarisses à Jérusalem (il va y rester quelque temps après Nazareth), Charles écrit à sa cousine que, depuis sa cabane au fond du jardin, il voit Jérusalem, le Mont des Oliviers et «  notre chère Béthanie ». C’est que Charles aime beaucoup contempler Jésus à Béthanie. Béthanie pour Jésus, c’est le lieu de l’amitié, de la fraternité. C’est Lazare, Marthe et Marie…et la tendresse d’une famille amie. Foucauld, orphelin très jeune, savait l’importance de cette tendresse. Et, quand il s’installera à Beni-Abbès puis à Tamanrasset, il n’aura de cesse de créer autour de lui un climat d’amitié, de service, de famille, de fraternité. Béthanie, c’est aussi le lieu où Jésus, avant de Lui-même laver les pieds de ses disciples, avait accepté que Marie Madeleine Lui lave les pieds et les essuie de ses cheveux. Tout Fils de Dieu qu’il était, il reçut d’une femme pécheresse ce geste d’amour dont Il fera Lui-même le geste d’une communion à son propre amour, à cet  amour dont Dieu aime le monde : «  Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il le aima jusqu’au bout » (Jn13,1). C’est en contemplant Jésus à Béthanie que Charles a compris l’importance de la fraternité. Une fraternité capable de recevoir des autres quelque chose du don de Dieu. Comme Jésus et Marie-Madeleine. Et comme Charles apprendra à recevoir de Dassine le lait de chèvre qui lui sauva la vie à Tamanrasset quand il faillit y mourir. Comme il avait reçu des musulmans marocains, dont la prière l’avait impressionné, quelque chose du don de Dieu qui le ramena vers la foi. Il y a là un appel pour notre Église : apprendre à recevoir et vivre la mission dans un esprit de dialogue, de confiance, sans peur de témoigner du Christ mais sans négliger le don de Dieu qui, par son Esprit, est «  présent  et agissant non seulement dans les personnes mais aussi dans les sociétés, dans les cultures, dans l’histoire et dans les religions » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 28).

Et le dernier lieu, c’est Gethsémani.
C’est le lieu du combat. C’est le lieu qui, vu de l’extérieur, est celui de l’échec. Le sentiment d’échec a toujours habité Charles, surtout vers la fin de sa vie. Le Maroc est resté fermé. Aucun musulman n’est devenu chrétien. Aucun frère ne l’a rejoint pour partager sa vie. Sa mission n’a rien donné, du moins à nos yeux. Toutes ses stratégies ont échoué. «  J’ai tout ce qu’il faut pour faire un bien immense, excepté moi-même ! », dira-t-il. Mais Gethsémani c’est aussi, pour le Christ, le lieu de l’abandon. Charles, à son habitude, avait médité l’Évangile en se glissant dans la prière et la pensée de Jésus. Il a ainsi cherché à exprimer la prière que fit Jésus à Gethsémani, cette prière si connue aujourd’hui : «  Mon Père, je m’abandonne à Toi. Fais de moi ce qu’il Te plaira de faire (…) je suis prêt à tout. J’accepte tout. Parce que je T’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, avec une infinie confiance, car Tu es mon Père ».Là encore, il y a pour notre Eglise un appel. La mission n’est pas notre œuvre. Elle est d’abord l’action de l’Esprit Saint qui «  poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification » (Prière Eucharistique IV). Habiter la Parole, aimer de tout son cœur en imitant le Sacré-Cœur, adorer le Seigneur, célébrer l’Eucharistie comme le premier et le plus fondamental des gestes missionnaires : voilà le chemin des disciples que Charles nous indique. Et ce chemin ne s’évalue pas en efficacité, en courbe de croissance ni en nombre de conversions, comme un tableau de chasse. Car la fécondité de la mission a pour matrice le mystère pascal. Elle est l’œuvre de Dieu à laquelle il nous est demandé, par grâce et non à cause de nos mérites, de coopérer.
Rien n’est universel qui ne soit concret ; telle est la leçon de Nazareth.
Rien n’est réellement transmis qui ne soit fraternellement  confié : telle est la leçon de Béthanie.
Rien n’est fécond qui ne consente à être enfoui, comme le grain de blé tombé en terre : telle est la leçon de Gethsémani.
S’il est bien vrai que la catholicité n’est pas pour l’Église un statut, ni un privilège mais plutôt une vocation et une tâche à accomplir, alors Charles de Foucauld aura offert à notre Église de mieux comprendre cette vocation à la catholicité : comme à Nazareth une catholicité de la dernière place, avec les pauvres et pour les pauvres ; comme à Béthanie, une catholicité de la fraternité, qui sait donner et recevoir, annoncer et dialoguer, espérer pour tous et prier Dieu sans cesse afin que «  tous les humains aillent au ciel » ; comme à Gethsémani, une catholicité de l’abandon, du renoncement à nos ambitions d’efficacité pour accueillir, d’où qu’il vienne, le don de Dieu, accueillir, purifier, assumer et apprendre à coopérer avec l’Esprit pour qu’un jour, le Père  puisse tout récapituler sous un seul chef le Christ, les choses du ciel et celles de la terre.
«  On travaille souvent pour autre chose qu’on ne croit », écrivait un jour Charles à son ami Henri Duveyrier ; Après beaucoup d’échecs, Charles en était venu à penser que sa vocation n’était que de défricher. Mais il pensait que c’est pour que d’autres, plus tard, puissent aller convertir le Maroc et le Sahara. Il ne savait pas que c’était en réalité pour autre chose : offrir à notre Église aujourd’hui le cadeau d’une nouvelle compréhension de sa mission, plus profonde, plus exigeante. Que Charles en soit remercié et que Dieu en soit loué ! Amen !

https://www.ktotv.com/video/00064982/charles-de-foucauld

 

GÉRARDMER


ÉGLISE SAINT BARTHÉLEMY  Ouverte du lundi au samedi de 9H30 à 18H00


PERMANENCE D'ACCUEIL
                    Mardis et vendredis de 14H30 à 17H00 Jeudis et samedis de 9H30 à 12H00


EXPOSITION DU 16 JUILLET au 20 AOÛT   LES MIRACLES EUCHARISTIQUES À TRAVERS LE MONDE
Évocation du Bienheureux Carlo ACUTIS Des éléments de cette exposition seront répartis dans les 4 églises de la paroisse


CONCERTS ÉGLISE SAINT BARTHÉLEMY

DIMANCHE 10 JUILLET à 17H30
RECITAL D'ORGUE par Jérémy MARCHAL Diplômé des conservatoires de Metz et Nancy Professeur d'orgue à Gérardmer et Saulxures-sur-Moselotte


DIMANCHE 17 JUILLET à 17H30
CINÉ-CONCERT avec David CASSAN aux grandes orgues Professeur d'orgue au conservatoire de Nancy
Titulaire du Grand-Orgue de l'Oratoire du Louvre à Paris

DIMANCHE 24 JUILLET à 17H30
TROMBONE ET ORGUE      Fabrice MILLISCHER (trombone) Roland LOPES (orgue)

DIMANCHE 31 JUILLET à 17H30
CONCERT DE CORS DES ALPES  avec l'Ensemble CORS ET ACCORDS

DIMANCHE 7 AOÛT à 17H30
DUO FLÛTE ET ORGUE        Marie-Pierre et F.rancis AUCLAIR

LUNDI 15 AOÛT à 17H30
DEUX TROMPETTES ET ORGUE        Patrice LERECH & Sébastien SCHLERET, trompettes Olivier PERIN, orgue
Tarifs d'entrée : 10€ (tarif plein), 7€ (jeunes étudiants et sans emploi)
Gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés. Association des Concerts de Saint Barthélemy Renseignements au 06.07.65.30.70

MERCREDI 24 AOÛT à 20H30
EN AVANT LA MUSIQUE        Concert des professeurs de l'Académie Internationale de musique

SAMEDI 27 AOÛT à 20H30
DE VIVE VOIX  Par le Choeur et l'orchestre de l'Académie Internationale de musique
                                                           Pour les 2 concerts de l'Académie prix des entrées : 12€ et 10 €


LIEZEY
Église ouverte de 9H30 à 18H00

Du 25 juin au 15 novembre, Exposition à l'église, "L'EAU" Présentée par l'Association LA FOUGÈRE.

  CIRCUIT DES CROIX DE CHEMIN : Balade de 7 km, découverte du patrimoine à votre rythme. Un descriptif est disponible à l'église et l'Office de Tourisme de Gérardmer


CHAPELLE SAINT FLORENT DE LONGEMER

Présence des religieuses de la Providence Du 30 juillet au 12 août

Accueil à la chapelle de 10H00 à 12H00 et de 16H00 à 18H00
Temps de prière chaque soir à 18H00
Célébrations eucharistiques les jeudis 4 et 11 août à 18H00

LE THOLY

Église Saint – Joseph      Ouverte de 9H30 à 18H00

Visite guidée de l'Église mardi 19 juillet et mercredi 17 août à 16H00, par Gilles GRIVEL, professeur agrégé d'histoire.

Chapelle Notre-Dame du Tholy Ouverte de 9H30 à 18H00 chaque dimanche en juillet et août ainsi que le 15 août.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Profession de foi à l’église St Barthélémy

5 jeunes ont effectué leur profession de foi dimanche 15 mai à l’église St Barthélémy de Gérardmer, lors de la messe célébrée par Jean-Pierre Wagner.

Agathe, Delphine, Léonie, Gwenaëlle, Gabriel ont renouvelé leur engagement par leur profession de foi que leurs parrains et marraines avaient pris pour eux lors de leur baptême. Revêtus d’une aube blanche,  ils ont ainsi fait un pas de plus au cœur de la vie chrétienne.

 

 

 

 

 

 

 

1ère communion à l’église St Joseph
La première hostie pour une dizaine de jeunes paroissiens
Dimanche, jour de la Sainte-Trinité, en l’église Saint-Joseph du Tholy, dix enfants de la paroisse Saint-Gérard de la Vallée des Lacs (Gérardmer, Le Tholy Liézey et Xonrupt),

Yana, Jeanne, Coline, Zélie et Gautier, Alicia, Léonie, Lucy, Mélyne et Jules, ont fait leur première communion. Ils reçurent pour la première fois le corps du Christ sous forme d’hostie consacrée par le prêtre. Une messe célébrée par le père Jean-Pierre Wagner en présence des familles et amis des jeunes communiants.

 

 

 

 

Horaires de messes

Mercredi 5 octobre - 18:00 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer
Vendredi 7 octobre - 18:00 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer
Samedi 8 octobre - 18:00 Eglise Saint-Vincent-de-Paul de Ferdrupt
Samedi 8 octobre - 18:00 Eglise Saint-Joseph de Le Tholy
Samedi 8 octobre - 18:00 Eglise Saint-Laurent de La Bresse
Samedi 8 octobre - 18:00 Chapelle Notre-Dame-des-Monts (Le Vic) de Ban-sur-Meurthe-Clefcy
Dimanche 9 octobre - 10:30 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer
Mardi 11 octobre - 18:00 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer
Mercredi 12 octobre - 18:00 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer
Vendredi 14 octobre - 18:00 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer

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