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Editorial de notre curé Jean-Pierre Wagner

Vivre et (sans doute) célébrer ce temps de l’Avent

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Vivre et (sans doute) célébrer ce temps de l’Avent

L’Avent, nous pouvons traduire par « présence », « venue ».  Dans le langage de l’Antiquité ce terme désignait la venue d’une personnalité importante : magistrat, chef militaire, roi, empereur pour visiter une province. Les chrétiens ont adopté ce terme pour exprimer leur lien avec le Christ qui, lui, ne cesse de venir à notre rencontrer et nous assurer de sa présence.

L’Avent est donc un temps spirituel, il doit pouvoir se vivre dans tous les contextes : joyeux, ternes ou dramatiques comme cette année. Nous sommes dans un contexte grave, tout le monde le sait, un virus est venu apporter des deuils, des souffrances de toutes sortes, des inquiétudes nombreuses avec un accroissement de la pauvreté et  des tensions dans les liens sociaux, sans parler de l’isolement touchant fortement les personnes âgées mais aussi les étudiants devant parfois rester dans des cités universitaires désertées. Mais ce fut aussi l’occasion d’un surgissement de comportements remarquables exprimant la solidarité, l’attention, le service. C’est vrai à l’échelle des hôpitaux et du monde de la santé, c’est vrai aussi, modestement, dans les attitudes de la vie quotidienne.

L’Avent : nos bougies, nos étoiles, nos lumières (et bientôt nos crèches) rediront notre foi et accompagneront notre espérance. Notre certitude est simple, oui le Christ est bien la Lumière du monde, oui le Christ Jésus est bien venu en notre monde et le cours de l’histoire s’en trouve radicalement changé. Il est notre espérance : «  une lumière a brillé dans notre nuit », «  Dieu vient écouter les cris  de son Peuple », ces affirmations, grâce à la liturgie, nous les entendrons et nous serons habités par elles.
Dieu vient, les croyants ont à accueillir cette venue, d’où l’expression « Préparons les chemins du Seigneur ». Cette année la préparation est difficile, les projets paroissiaux et caritatifs ont été fortement amputés (et demeurent menacés), mais il y aura bien un créneau, et nous avons toujours la possibilité de répondre aux appels d’organismes bien structurés (comme le Secours catholique qui n’a pu vivre liturgiquement  sa journée).

La venue simple et modeste du Fils de Dieu a marqué l’histoire des hommes, elle ne cesse de s’actualiser sur cette terre, elle nous invite aussi à espérer rencontrer, un jour, le Christ dans sa gloire. L’Avent nos invite  à la fois à regarder ce monde, à être à son service, mais aussi à convertir notre cœur pour qu’il puisse être visité, enfin à espérer «  les réalités  d’en haut ».

Alors tous, (et je l’espère en Paroisse), nous pouvons demander la grâce de l’espérance, demandons cette grâce les uns pour les autres, en pensant particulièrement à ceux qui sont dans les larmes… Vous connaissez peut-être la célèbre de phrase de Bernanos : « La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté ».


Père  Jean-Pierre Wagner, curé.

Horaires de messes

Dimanche 21 mars - 10:00 Eglise Saint-Joseph de Le Tholy +
Dimanche 21 mars - 10:30 Eglise Saint-Barthélémy de Gérardmer

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